Virginie Lydie
Auteur jeunesse et adultes
Auteur-scénariste plurimédia 

 

Projet de roman 


De 1855 à 1861, des filles, toutes des servantes, suivirent dans les bois l'assassin qui défia le juge Genod pendant sept ans. A chaque fois, les survivantes et les témoins donnèrent au magistrat la même description : un brave campagnard, au grand chapeau noir et à la lèvre difforme. Il abordait des filles dans le quartier populaire de la Guillotière et leur proposait une place bien payée, à la campagne.

Cet homme s'appelait Martin Dumollard. Il était marié à Marianne Martinet et avait pour habitude de lui offrir les vêtements de ses victimes, parfois ensanglantés. Elle les lavait, les démarquait, les transformait et les portait. Tout s'arrêta la nuit où la dernière victime de Dumollard parvint à s'échapper.

Martin Dumollard et sa femme furent arrêtés à quelques jours d'intervalle. Leur maison débordait de vêtements et de sous-vêtements féminins : des robes, des jupons, des chemises, des dentelles, des bonnets, des jarretières dépareillées... Cinq cent cinquante d'entre eux furent déclarés suspects. L'instruction, qui dura plus de six mois, mit au jour de nouveaux cadavres. Six victimes encore en vie et plus de soixante-dix témoins furent appelés aux assises, fin janvier 1862, et l'affaire Dumollard connut un retentissement sans précédent. 

Des centaines d'articles de presse, des livres et des complaintes d'époque, ainsi que les milliers de feuilles du dossier d'instruction m'ont permis d'imaginer ce juge qui, à défaut d'aveux, mena grâce aux preuves, l' une des plus célèbres instructions du XIXe siècle.


Le procès a fait l'objet d'un téléfilm, en 1967, pour l'émission "En votre âme et conscience".  


 
 
 

 
Photos prises au chalet Mauriac et au tribunal de Bazas : copyright Elisabeth Roger
Dans le cadre de la résidence d'auteur accordée par ECLA Aquitaine.



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